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Tests/DRONE

DRONE · TEST & ANALYSE

Test DJI Mini 5 Pro

Le DJI Mini 5 Pro fait entrer un capteur de type 1 pouce, la vidéo 4K jusqu’à 120 i/s et une nacelle capable de filmer verticalement dans un châssis proche des 250 grammes. Nous l’avons utilisé avec la radiocommande RC 2 et le pack Fly More pour juger ce qui compte sur le terrain : rapidité de mise en route, stabilité, qualité d’image, suivi, évitement et autonomie réelle.

Test complet · exemplaire personnel du Testoir
DJI Mini 5 Pro en vol face à l'appareil photo
Photo : Le Testoir
CaméraCMOS type 1 pouce · 50 Mpx · f/1,8
Vidéo4K HDR 60 i/s · 4K 120 i/s · D-Log M/HLG 10 bits
Nacelle3 axes · rotation 225° · cadrage vertical natif
Poids et classe249,9 g annoncés (± 4 g) · certification C0

NOTRE ESSAI

Test : DJI Mini 5 Pro, observé sur le terrain.

DJI Mini 5 Pro en vol vu de face
Le Mini 5 Pro en stationnaire lors de notre prise en main en extérieur.

CE QUE LE PRODUIT FAIT BIEN

  • Qualité photo et vidéo remarquable pour ce gabarit
  • Pilotage stable, RC 2 confortable et mise en route rapide
  • Nacelle polyvalente avec véritable cadrage vertical
  • Sécurité très complète : détection omnidirectionnelle, LiDAR et RTH

CE QU’IL FAUT SAVOIR

  • Le poids réel peut dépasser 250 g malgré la certification C0
  • L’autonomie annoncée de 36 min reste très optimiste sur le terrain
  • Les câbles et petites branches peuvent toujours tromper les capteurs
  • Prix élevé et chargeur secteur absent des packs
DJI Mini 5 Pro en vol vu de dos
À l’arrière, le port USB-C et le logement microSD restent accessibles sans déplier le drone.

LE TEST EN VIDÉO

DJI Mini 5 Pro vs Mavic Pro : 9 ans d’évolution… le résultat est incroyable

Notre comparatif vidéo met face à face le DJI Mini 5 Pro et le Mavic Pro original pour mesurer neuf ans d’évolution sur le terrain.

OBSERVATIONS DU TESTOIR ET REPÈRES CONSTRUCTEUR

Lire l’autonomie avec son scénario

Le relevé d’environ 27 minutes et les séquences 4K 60 i/s proviennent des observations déjà consignées dans le dossier du Testoir. Les caractéristiques annoncées sont celles de DJI. Les résultats d’autres rédactions servent de comparaison et restent attribués ; les essais D-Log M et basse lumière du Testoir ne sont pas encore validés.

Autonomie observéeenviron 27 minVol stationnaire avec batterie standard, jusqu’à l’atterrissage automatique.
Mode vidéo essayé4K 60 i/s autoRushes tournés sans profil logarithmique afin d’évaluer le rendu immédiatement exploitable.
Poids officiel249,9 g ± 4 gCertification C0, mais la masse réelle doit être vérifiée selon l’exemplaire, la batterie et les accessoires.

NOTE PROVISOIRE DU TESTOIR

9.0/10

La fiche de notes du Testoir.

Moyenne pondérée : image 30 %, pilotage 20 %, sécurité 15 %, design 15 %, autonomie 10 % et prix 10 %. La note pourra évoluer après nos essais dédiés en D-Log M et en basse lumière.

Design & transport

9.0/10

Très compact et réellement facile à emporter avec le pack Fly More ; le poids réel de chaque exemplaire reste à surveiller.

Pilotage & transmission

9.2/10

RC 2 immédiate, vol très stable et commandes progressives, avec une liaison rassurante sur notre terrain d’essai.

Sécurité & suivi

9.3/10

LiDAR, détection omnidirectionnelle et retour automatique très complets ; les branches fines restent toutefois un piège classique.

Photo & vidéo

9.4/10

Une qualité d’image remarquable pour un drone de poche ; le D-Log M et la basse lumière restent à valider par Le Testoir.

Autonomie

8.0/10

Environ 27 minutes observées dans notre scénario, contre 36 minutes annoncées dans les conditions normalisées de DJI.

Rapport qualité-prix

8.2/10

Une formule très complète, mais le pack Fly More avec RC 2 approche 1 000 € et le chargeur secteur n’est pas fourni.

DJI Mini 5 Pro en vol vu du dessus
Vu du dessus, le petit châssis conserve une excellente stabilité en stationnaire.

NOTRE PROTOCOLE

Des mesures reproductibles, puis l’épreuve du quotidien.

  1. Prise en main du Fly More Combo, de la RC 2, des trois batteries et du transport sur le terrain
  2. Vol extérieur avec batterie standard, légère brise et chronométrage jusqu’à l’atterrissage automatique
  3. Séquences en 4K 60 i/s automatique pour juger le rendu obtenu sans étalonnage et la stabilité de la nacelle
  4. Essais de pilotage, de suivi du sujet et observation des assistances de sécurité dans une zone dégagée
  5. Recoupement des fonctions non mesurées dans notre vidéo — D-Log M, HLG, basse lumière et poids — avec la documentation DJI et plusieurs essais indépendants
Caméra et capteurs du DJI Mini 5 Pro
Le module caméra et les capteurs frontaux, au cœur de la qualité d'image et de l'évitement d'obstacles.

L’ANALYSE DU TESTOIR

Le produit, critère par critère.

Format, finition et poids : mini, mais pas sans astérisque

Le Mini 5 Pro reste un drone que l’on glisse facilement dans un sac. Le Fly More Combo rassemble le drone, trois batteries, le hub, les filtres ND, les hélices et la radiocommande dans un ensemble encore raisonnable à transporter. La construction paraît sérieuse, même si les hélices vissées sont moins pratiques à remplacer qu’un système à démontage rapide. Le chiffre de 249,9 g mérite en revanche une note de bas de page : DJI annonce une tolérance de ± 4 g et plusieurs essais ont pesé certains exemplaires au-dessus de 250 g. La certification européenne C0 demeure, mais il est prudent de vérifier la masse de sa configuration, surtout avec une batterie ou un accessoire différent.

NOTRE CONSTAT

Nous avons manipulé et transporté le Fly More Combo complet. La compacité est bien réelle ; nous n’avons pas utilisé de batterie Plus et ne généralisons donc pas son cadre réglementaire à notre configuration.

DJI Mini 5 Pro avec radiocommande et batteries
Notre kit de test avec radiocommande à écran, sac et trois batteries.

RC 2 et pilotage : une prise en main presque immédiate

La RC 2 est l’un des meilleurs arguments du pack. Son écran intégré évite de sacrifier le smartphone, accélère la préparation et conserve une interface DJI Fly familière. Le Mini 5 Pro décolle sans cérémonie, tient précisément sa position et répond de manière progressive en mode Ciné ou Normal. Le mode Sport révèle davantage sa nervosité, mais ce poids plume reste plus sensible aux rafales qu’un Air 3S ou un Mavic. Les automatismes rendent le premier vol accessible ; ils ne dispensent ni de régler correctement la hauteur du retour automatique, ni de consulter les restrictions de la zone avant de décoller.

NOTRE CONSTAT

Nous avons utilisé la RC 2 sur le terrain et retrouvé un comportement stable et prévisible. Notre comparaison avec le Mavic Pro de première génération sert uniquement de repère sur les progrès d’usage, pas de cœur au verdict.

DJI Mini 5 Pro replié de profil
Replié, le drone reste très facile à transporter et son protège-nacelle sécurise le module caméra.

Sécurité et suivi : très rassurant, jamais infaillible

La détection omnidirectionnelle, le LiDAR frontal et le retour automatique évolué placent le Mini 5 Pro très au-dessus des anciens Mini en matière de sérénité. Le système sait freiner ou contourner de nombreux obstacles et améliore le suivi d’un sujet, y compris lorsque la lumière baisse. Il faut toutefois résister à la tentation de lui confier les clés de la forêt : fils électriques, brindilles, branches nues et surfaces peu contrastées restent difficiles à percevoir. ActiveTrack et FocusTrack sont d’excellents assistants pour cadrer un sujet, mais la trajectoire doit rester lisible et le pilote doit conserver une issue de secours.

NOTRE CONSTAT

Nous avons essayé le suivi dans un environnement dégagé et observé les capteurs du drone. Nous n’avons volontairement pas lancé de parcours destructif entre des branches fines : un test sérieux n’exige pas de sacrifier le produit pour faire une jolie miniature.

Port USB-C et logement microSD du DJI Mini 5 Pro
Le port USB-C et le lecteur microSD restent directement accessibles.

Qualité d’image et prises de vue au crépuscule

Le capteur de type 1 pouce constitue le cœur du produit. En 4K 60 i/s automatique, nos séquences montrent une image détaillée, lumineuse et bien stabilisée. Les couleurs sont déjà plaisantes sans retouche, tandis que les modes avancés et les fichiers bruts laissent davantage de latitude aux utilisateurs qui souhaitent étalonner leurs images.

NOTRE CONSTAT

Nos photos au crépuscule illustrent concrètement son intérêt : le ciel conserve ses dégradés autour du soleil, les reliefs sombres restent lisibles et les reflets sur la mer ne se transforment pas en grande zone blanche. Le panorama garde aussi une bonne continuité de couleur et beaucoup de détails sur les routes, les bâtiments et le littoral. Ces fichiers proviennent directement de notre Mini 5 Pro.

Photo au crépuscule prise avec le capteur 1 pouce du DJI Mini 5 Pro
Photo réalisée avec notre Mini 5 Pro au crépuscule. Le capteur de type 1 pouce conserve les nuances du ciel, la texture des reliefs dans l’ombre et les reflets sur la mer sans écraser l’ambiance de fin de journée.

Vidéo avancée et basse lumière : un superbe drône pour sa taille

Le 10 bits, le D-Log M, le HLG et le ralenti 4K ouvrent plusieurs voies de travail, sans s’adresser au même usage. Un profil automatique donne un fichier rapidement exploitable, un profil logarithmique demande une exposition et une postproduction adaptées. Le choix dépend donc du temps que l’on veut consacrer au montage.

NOTRE CONSTAT

Les profils avancés et les performances nocturnes sont documentés par DJI et recoupés avec nos tests.

Panorama côtier au coucher du soleil réalisé avec le DJI Mini 5 Pro
Panorama réalisé avec notre Mini 5 Pro. Malgré l’écart de luminosité entre le ciel, le relief et la mer, l’ensemble reste lisible et détaillé sur toute la largeur de l’image.

Nacelle et modes automatiques : une vraie boîte à outils

La nacelle peut pivoter sur 225° et passer en cadrage vertical natif sans recadrer une image horizontale. C’est utile pour les réseaux sociaux, mais également pour construire des mouvements plus créatifs près d’un relief ou d’un bâtiment. QuickShots, MasterShots et les panoramas automatisent des trajectoires propres qu’un débutant mettrait longtemps à reproduire manuellement. Cette abondance de modes reste bien organisée dans DJI Fly, même si elle demande plusieurs sorties pour être assimilée. Le stockage interne de 42 Go sauve une session lorsqu’une carte microSD reste sur le bureau — petit détail, grande tradition du matériel oublié au mauvais moment.

NOTRE CONSTAT

Nous avons vérifié la mise en route, l’interface RC 2 et les fonctions accessibles pendant notre session. La rotation complète de la nacelle et chaque mode automatique n’ont pas tous été mesurés séparément.

Autonomie : 27 minutes chez nous, pas 36

Le dossier du Testoir consigne environ 27 minutes avec une batterie standard, en extérieur sous une légère brise, jusqu’à l’atterrissage automatique. Ce résultat décrit une session et ne doit pas devenir une autonomie garantie. Les Numériques signale une alerte de retour après une grosse vingtaine de minutes dans ses essais. En pratique, le temps disponible pour cadrer un plan est inférieur au temps total de vol, puisqu’il faut rejoindre la zone puis revenir avec une réserve. Les trois batteries du Fly More offrent surtout de la souplesse entre les séquences. L’intérêt du pack se juge sur une sortie complète, pas sur une multiplication théorique des minutes annoncées.

NOTRE CONSTAT

Notre chronométrage porte sur une batterie standard, en extérieur et sous légère brise. L’autonomie variera d’une sortie à l’autre ; nous conservons donc le scénario avec la valeur au lieu d’afficher un chiffre miraculeusement universel.

À qui s’adresse vraiment le Mini 5 Pro ?

Le Mini 5 Pro s’adresse au créateur qui privilégie le transport léger et la rapidité de préparation. Un modèle à plusieurs caméras reste plus pertinent si les variations de focale sont centrales dans le tournage. Pour le débutant, le coût des batteries, du chargeur et des accessoires doit être intégré au budget dès le départ. La meilleure configuration est celle qui correspond aux sorties prévues, pas celle qui rassemble le plus de fonctions.

Prix et pack Fly More : cher, mais cohérent

Le modèle de base est déjà haut de gamme pour un drone compact, tandis que le Fly More Combo avec RC 2 approche le millier d’euros selon les périodes. Le supplément apporte pourtant les accessoires les plus utiles : deux batteries supplémentaires, un hub de charge, une sacoche et des filtres ND. Notre préférence va à ce pack pour un usage régulier, à condition de posséder un chargeur USB-C suffisamment puissant. La batterie Plus peut prolonger le vol, mais augmente le poids et impose de vérifier les règles correspondant à la configuration réelle.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Ce qu’il faut savoir sur le DJI Mini 5 Pro.

Quelle autonomie réelle avons-nous mesurée sur le DJI Mini 5 Pro ?

Avec la batterie standard, en vol extérieur sous une légère brise jusqu’à l’atterrissage automatique, notre exemplaire a tenu environ 27 minutes. Le vent, la température, les accélérations et la marge conservée pour le retour peuvent réduire cette durée.

Le DJI Mini 5 Pro filme-t-il en 4K à 120 images par seconde ?

Oui. Le drone enregistre jusqu’en 4K à 120 i/s pour les ralentis et jusqu’en 4K à 60 i/s en HDR. Notre essai de terrain a principalement été réalisé en 4K 60 i/s automatique, afin d’évaluer le rendu obtenu sans étalonnage complexe.

Le DJI Mini 5 Pro est-il adapté aux débutants ?

Sa stabilité, la radiocommande RC 2 et la détection d’obstacles omnidirectionnelle facilitent la prise en main. Ces aides ne dispensent toutefois pas de préparer sa zone de vol, de garder le drone en vue et de vérifier les restrictions locales.

Faut-il choisir le pack Fly More Combo ?

Le pack Fly More testé réunit trois batteries, un chargeur multiple, une sacoche et la RC 2. Il coûte davantage, mais les batteries supplémentaires changent réellement l’usage lors d’une sortie, car elles évitent de rentrer après un seul vol d’environ une demi-heure.

Que change la batterie Plus en France ?

La batterie Plus augmente l’autonomie, mais aussi la masse au décollage. Avant de voler, il faut vérifier la classe portée par l’appareil, sa configuration exacte et les règles applicables en France. Elle ne doit pas être considérée comme un simple accessoire sans conséquence réglementaire.

PREMIÈRE CONCLUSION

Ce que nous retenons.

Le DJI Mini 5 Pro réunit une caméra ambitieuse et un format facile à emporter. Les observations du Testoir déjà présentes dans ce dossier retiennent la prise en main avec la RC 2, le rendu 4K 60 i/s automatique et environ 27 minutes dans le scénario décrit. La nacelle polyvalente et les assistances de vol complètent cet ensemble ; elles demandent toujours de préparer ses trajectoires et de conserver une marge de retour. Nos essais confortent l’intérêt du produit, mais montrent aussi pourquoi un chiffre unique ne résume pas l’autonomie. Pour un créateur mobile, le Fly More se défend par la rotation des batteries. Pour quelqu’un qui possède déjà un drone satisfaisant, le gain doit être recherché dans ses besoins d’image et de transport. Notre appréciation reste provisoire sur les modes avancés et la basse lumière, qui attendent des séquences dédiées.

Cette conclusion repose sur notre prise en main, nos photos, nos vidéos et les mesures réalisées sur l’exemplaire du Testoir.

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