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États-Unis : la règle de la FCC rattrape aussi les robots aspirateurs et tondeuses

La FCC a placé les robots terrestres avancés produits à l’étranger sur sa liste d’équipements jugés à risque. Présentée comme une mesure visant surtout les humanoïdes et les robots quadrupèdes, la définition retenue est assez large pour concerner aussi certains aspirateurs robots et robots tondeuses. La décision vise les nouveaux modèles destinés aux États-Unis : elle ne rend pas soudainement illégaux les appareils déjà vendus et ne s’applique pas à la France, pour le moment...

Le 28 juillet, la Federal Communications Commission a ajouté les « advanced robotic devices » produits à l’étranger à sa Covered List. Dans son communiqué, le régulateur met surtout en avant les humanoïdes et les quadrupèdes. Le texte de détermination décrit pourtant plus largement des machines mobiles capables de se déplacer au sol, de percevoir leur environnement, de communiquer et d’exécuter des fonctions pilotées par logiciel. Autrement dit, la porte n’est pas réservée aux robots qui marchent sur deux jambes : certains aspirateurs robots et certaines tondeuses autonomes peuvent aussi entrer dans le cadre.

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Federal Communications Commission — domaine public

Une définition bien plus large que les robots humanoïdes

La conséquence porte d’abord sur l’autorisation radio nécessaire à la commercialisation aux États-Unis. Un nouveau modèle étranger couvert par la décision ne peut plus obtenir automatiquement ce feu vert, sauf exemption ou procédure particulière. En revanche, les modèles déjà autorisés avant l’entrée en vigueur ne disparaissent pas des rayons et leurs propriétaires peuvent continuer à les utiliser. La FCC n’a donc pas envoyé une escouade saisir les Roomba au petit matin : le changement se joue surtout sur les prochaines générations.

Le régulateur justifie la mesure par les risques de cybersécurité, de collecte de données et de dépendance à des chaînes d’approvisionnement étrangères. Ces inquiétudes ne sont pas totalement théoriques : un robot connecté cartographie parfois le logement ou le jardin, utilise des caméras et échange des données avec des serveurs distants. Cela ne prouve toutefois pas qu’un modèle donné espionne son propriétaire. La décision américaine applique une présomption très large fondée sur l’origine de production, davantage qu’une évaluation publique détaillée de chaque appareil.

Pour les acheteurs français, rien ne change immédiatement. La mesure concerne le marché américain et son système d’homologation. Son intérêt dépasse néanmoins les frontières : Roborock, Dreame, Ecovacs, Mammotion et de nombreux autres acteurs conçoivent des gammes mondiales. Si les marques doivent créer des versions spécifiques ou relocaliser une partie de leur production pour les États-Unis, les calendriers, les prix et le rythme de renouvellement pourraient finir par bouger ailleurs. C’est une conséquence possible, pas encore un fait établi.

Sources

FCC — ajout des robots étrangers à la Covered ListFCC — détermination de sécurité nationale sur les robotsAssociated Press — portée de la décision pour les appareils grand public

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